EUROPÉENNES 2009
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LE PROJET DE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE
POUR UNE EUROPE QUI AGIT,
POUR UNE EUROPE QUI PROTÈGE
NOUS NOUS ENGAGEONS
Le 7 juin, vous voterez pour désigner les députés qui vous représenteront au Parlement européen.
La crise financière, économique et écologique mondiale sans précédent que nous traversons revêt une importance décisive.
Alors que tout change, l’Europe doit changer aussi. Plus que jamais nous avons besoin d’une Europe qui protège et qui agit. C’est le moment où jamais de construire une autre Europe, une Europe qui n’a pas honte de défendre ses valeurs, qui n’hésite pas à défendre ses intérêts. C’est le moment où jamais de transformer l’Europe pour qu’elle ne soit plus l’alibi de tous nos abandons mais l’expression d’une volonté commune.
L’Europe peut changer. Une autre Europe est possible. La présidence française l’a prouvé. Nous avons commencé à changer l’Europe.
Le 7 juin, la question sera de savoir si nous voulons continuer.
Le 7 juin, ce sera le moment de rassembler autour d’un nouveau projet européen ceux qui ont voté « oui » et ceux qui ont voté « non ». Les Français ont besoin d’être ensemble.
Le 7 juin, ce sera l’occasion de dire non à la facilité, à la démagogie, aux polémiques de tous les partis qui se trompent d’élections.
Le 7 juin, ce sera le moment de dire si nous prenons ou non l’Europe au sérieux ; si nous nous contentons de l’instrumentaliser dans de médiocres luttes partisanes ou si nous la considérons pour ce qu’elle doit être, c’est-à-dire l’expression d’une destinée commune qui nous concerne tous.
Le 7 juin, il faudra choisir entre une Europe qui nous permettra de décider nous-mêmes de notre avenir et une impuissance collective qui nous condamnerait à subir les décisions des autres.
Le 7 juin, il ne s’agira pas de choisir entre la France et l’Europe mais de dire ce que la France veut pour l’Europe et par conséquent aussi pour elle-même, en métropole et outre-mer.
Le 7 juin, vous direz ce que veut la France pour l’Europe, vous déciderez de ce que doit faire l’Europe face aux bouleversements du monde.
Si vous le voulez, ensemble, avec le président de la République, avec Nicolas Sarkozy, nous changerons l’Europe pour changer la France.
Michel BARNIER
Île-de-France
Joseph DAUL
Est
Françoise GROSSETÊTE
Sud-Est
Jean-Pierre AUDY
Massif Central Centre
Christophe BECHU
Ouest
Marie-Luce PENCHARD
Océan Atlantique
Dominique BAUDIS
Sud-Ouest
Yolaine COSTES
Océan Indien
Dominique RIQUET
Nord-Ouest
Maurice PONGA
Océan Pacifique
Faire face à une crise mondiale exceptionnelle…
Nous ne nous résignons pas à cette situation qui touche tant d’hommes et de femmes. Nous n’acceptons pas de subir cette crise.
Nous avons les moyens de résister. Nous savons qu’ensemble, les Européens ont plus de chance de s’en sortir que chacun chez soi et chacun pour soi.
La sphère financière, alimentée par une spéculation sans contrôle, par des exigences de profits rapides et irresponsables, par la complexité de produits financiers dérivés, par l’opacité des paradis fiscaux, par l’émergence de fonds spéculatifs – les hedge funds… s’est complètement déconnectée de l’économie réelle.
Les réponses et les leçons, si elles sont économiques et nécessitent de nouvelles régulations, sont aussi éthiques. Nous avons besoin d’un nouveau modèle de croissance !
Car cette crise financière se double aujourd’hui d’une autre crise, plus globale encore et plus durable : notre planète elle-même est menacée.
… aggravée par le réchauffement climatique et l’insécurité alimentaire
Tous les experts sont unanimes : si nous n’agissons pas immédiatement, les scénarios même les plus optimistes prévoient un réchauffement irréversible de la Terre. Des conséquences irrémédiables sur les océans et les terres, la biodiversité, l’eau, l’agriculture… Toutes nos habitudes de consommation, de transports, d’aménagement vont être bousculées. Le changement de comportement n’est plus une question de calendrier ou de diplomatie, c’est tout de suite !
La réduction des gaz à effet de serre, la conversion à des énergies propres, non-carbonées et la préparation de l’« après-pétrole », voilà l’urgence pour tous.
Les ressources naturelles sont un enjeu de politique internationale : le pétrole et le gaz, mais aussi l’eau, sont des sujets de confrontation. Plus grave encore, la crise alimentaire menace presque un milliard de vies humaines à travers le monde et jette des populations sur les routes de l’exil. La misère et l’humiliation donnent des arguments aux fondamentalismes et au terrorisme.
Oui, notre monde est plus instable, plus dangereux et plus fragile qu’hier. Oui, il nous faut continuer à agir ensemble pour le progrès.
Être ensemble pour être respectés, pour se protéger
Notre force face à toutes ces menaces, c’est l’Union des Européens.
Pouvons-nous laisser les Etats-Unis seuls bâtir une économie plus durable et plus morale ?
Pouvons-nous laisser la Chine, la Russie ou l’Inde assurer la stabilité du monde ?
Pouvons-nous compter seulement sur nos Etats ? Seuls, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou la France ne peuvent pas être entendus dans le concert des grandes puissances.
Pour relever ces défis nous avons besoin de l’Europe.
L’Europe ne doit pas être un problème.
L’Europe doit être une solution.
Il faut remettre de la politique en Europe.
Entre juillet et décembre 2008, la France a présidé l’Union européenne. Elle a fait bouger les lignes. Face aux défis de l’énergie et du changement climatique, l’Europe, la Commission européenne en tête, a retrouvé son rôle d’impulsion et montré la voie à tous les Etats du monde.
Des crises graves et imprévisibles ont mis à l’épreuve la volonté, la réactivité et la crédibilité de l’Union européenne. Mais ensemble, les Européens ont été acteurs et non pas spectateurs. Ainsi le cessez-le-feu a-t-il été établi entre la Géorgie et la Russie. Ainsi le projet d’Union pour la Méditerranée a réuni autour de la même table les 43 dirigeants des 2 rives ; Israéliens, Syriens, Palestiniens…. Ainsi dans la crise financière et économique, l’initiative et les propositions sont-elles venues des Européens.
Présidant l’Union européenne, Nicolas Sarkozy a montré que c’est possible. Que l’Europe sait agir et protéger quand elle est dirigée.
Sous son impulsion, les Européens n’ont pas demandé la permission pour exister, pour agir.
L’Europe a été moins distante ou technocratique pour obtenir des résultats, pour protéger ses intérêts et préparer l’avenir.
L’Europe a trouvé son identité politique. Elle a eu un vrai visage.
Depuis le début de l’année 2009, la France a continué à être force de propositions pour faire émerger des réponses européennes aux défis actuels.
Sur l’économie, contre la crise, jour après jour, notre pays travaille à une relance coordonnée. Pour la paix au Proche-Orient et pour la défense européenne, la voix de la France n’a pas cessé de se faire entendre.
Sur des dossiers concrets, les OGM, la TVA sur la restauration, la France a obtenu des résultats.
La France en Europe, ce n’est pas seulement 6 mois de Présidence, c’est une volonté et une action durable que veut imprimer Nicolas Sarkozy. Il continue à prendre ses responsabilités.
Remettre de la volonté, l’envie d’agir, redonner un sens à la construction européenne, c’est notre vision de l’Europe. C’est la vision que porte la majorité présidentielle, avec Nicolas Sarkozy.
A tous les niveaux des institutions européennes, c’est cette volonté qui doit gouverner l’action européenne.
L’Europe des Pères fondateurs, celle de Jean Monnet et Robert Schuman, de Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, s’est façonnée autour de valeurs de paix, de grands objectifs et de projets communs.
C’est l’esprit de cette Europe, audacieuse, qu’il nous faut retrouver.
Le Conseil européen, instauré en 1974 par la France, Conseil des 27 Chefs d’Etat, doit continuer à affirmer son leadership en fixant des lignes politiques fortes et des objectifs partagés.
La Commission européenne, avec son Président, doit être confortée dans son rôle de proposition. Elle doit être en initiative et réactive pour proposer des solutions communes face aux crises.
Le Parlement doit user de ses pouvoirs élargis pour décider sur un pied d’égalité avec les Ministres des Etats membres. C’est la condition d’une démocratie européenne.
Il n’y aura pas de politiques fortes si les institutions sont faibles.
Le traité de Lisbonne nous apportera un président stable du Conseil européen. Il permettra de respecter la Charte des droits fondamentaux, de renforcer le Parlement européen et d’étendre le champ des décisions prises ensemble à la majorité qualifiée, notamment sur de nombreux aspects de la politique économique et de la justice.
Nous savons aussi qu’il n’est plus possible d’avancer tous au même rythme dans une Europe à 27. Pour une Europe du possible et non du blocage, nous souhaitons que les pays volontaires pour aller plus loin et avancer plus vite puissent le faire dans des coopérations renforcées
Nous sommes bien dans un moment particulier. Il y a outre-Atlantique un nouveau président, Barack Obama qui apporte un nouveau souffle. De son côté, l’Europe renouvellera ses députés puis sa Commission.
Nous avons aujourd’hui un choix à faire : être spectateurs ou redevenir les acteurs de notre propre destin ?
C’est dans ce moment que les hommes et les femmes qui seront élus au Parlement européen ont besoin de votre confiance et de votre soutien.
Le vote du 7 juin n’a jamais été aussi important pour que la France soit représentée unie et forte au Parlement européen. La majorité présidentielle doit être mobilisée pour ce vote, pour continuer à se donner les moyens de se faire entendre et de diffuser ces idées, cette volonté et ces valeurs.
C’est essentiel pour la France, pour qu’elle continue à agir, à se protéger et à s’affirmer sur la scène internationale. Pour continuer à changer l’Europe.
Notre mission sera simple : porter nos valeurs, proposer des actions communes, relayer les préoccupations et les projets des territoires et régions. Prolonger, partout où nous siègerons, la méthode et l’ambition de l’action de Nicolas Sarkozy qui ont été la marque de la présidence française de l’Union européenne.
L’influence de notre pays ne se décrète pas, mais elle se construit avec les autres sans évacuer aucun débat, même le plus difficiles, même lorsque la France avance seule ses idées. Elle se construit avec les Etats membres ; avec les partis politiques européens et au sein de la famille du Parti Populaire Européen, en débat avec la société civile, les organisations syndicales et professionnelles.
Nous travaillerons tous ensemble, avec les autres et avec le Parlement français. Nous nous engageons à être présents, à prendre des postes à responsabilités et à rendre des comptes, sur le terrain et auprès des élus, responsables professionnels, syndicaux et associatifs.
Faire confiance aux candidats de la Majorité présidentielle est le meilleur gage du renouveau politique de l’Europe.
… parce que nous savons qui nous sommes…
L’UMP avait rouvert le débat sur l’Europe après l’échec du référendum de 2005 entre ceux qui ont voté « oui » et ceux qui ont voté « non ».
Aujourd’hui, il ne s’agit plus des débats sans fin pour savoir si les nations de l’Europe doivent se muer en un seul ensemble fédéral. Dix-sept ans après le traité de Maastricht, chacun voit bien que l’identité nationale n’est pas soluble dans la construction européenne, pas plus que l’adoption de l’euro n’a ôté aux gouvernements nationaux la responsabilité de conduire la politique économique et sociale pour laquelle ils sont élus. Pour autant, le « désarmement politique » de l’Europe est impensable, et le statu quo impossible : les gigantesques défis, économiques, commerciaux, environnementaux, démographiques, à l’échelle du monde, nous engagent à penser et agir ensemble, comme des joueurs d’une seule et même équipe.
… et ce que nous voulons…
Dès lors qu'il ne s'agit plus de départager idéologiquement la nation et l'Europe, mais d'adhérer pragmatiquement à des règles du jeu communes, la Majorité présidentielle n’a rien à craindre et beaucoup à gagner du débat européen.
Quelles sont ces règles ? L’Etat de droit et les libertés publiques ; l’économie sociale de marchéle travail, avec une gouvernance et une régulation claire et transparente; une protection sociale étendue ; des politiques communes et une préférence communautaire pour soutenir et renforcer notre modèle ; la monnaie unique, véritable bouclier monétaire complété par une coordination des politiques économiques; notre solidarité dans le monde, conçue non comme une politique d’assistance mais comme un partenariat mutuellement bénéfique ; la vocation continentale du projet européen et la gestion concertée des frontières extérieures de l’Europe ; la construction d’une relation de voisinage partenariale avec les Etats limitrophes, comme l’Ukraine ou la Russie.
S’agissant de la Turquie, pays ami et voisin avec lequel nous entretenons des relations culturelles, politiques, économiques intenses, notre position est claire : la Turquie doit être un partenaire privilégié de l’Union européenne mais elle n’a pas vocation à en devenir membre.
… pour une ambition : une Europe innovante, indépendante et solidaire.
L’Europe que nous construisons est une Europe souveraine et politique.
Nous voulons bâtir, sur les fondations actuelles de l’Union européenne, un « modèle de civilisation », politique, économique, social et environnemental pour notre continent. Un projet européen pour le XXIème siècle.
Nous voulons dessiner une véritable stratégie européenne pour la mondialisation, anticiper les crises et rénover notre logique économique.
Une Europe réactive, parlant d’une seule voix face aux crises et aux défis.
Une Europe rempart ; indépendante et protectrice pour ses citoyens et ses emplois, capable de mettre des règles face aux excès du libéralisme. Une Europe qui ne demande plus la permission pour promouvoir ses valeurs, l’environnement, les Droits de l’Homme et la paix.
Une Europe respectée et active, à travers la politique étrangère commune et la politique de défense crédible.
Une Europe solidaire pour ses citoyens, au moyen de politiques communes, fortes et concrètes. Solidaire dans le monde, en restant à la tête du combat mondial pour la biodiversité, contre le réchauffement climatique, l’insécurité alimentaire et pour le développement.
Pour donner un cadre, une vision à l’ensemble des acteurs politiques, économiques, syndicaux, sociaux et associatifs, nous réaffirmons que l’Europe, en renforçant les nations, est le bon échelon. L’Europe seule est capable de nous faire entendre et respecter face aux autres puissances et aux grands défis du monde.
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