CONFERENCE DE PRESSE de Thierry SOUTON
Rappel historique
Depuis la création de la paroisse de LA RIVIERE vers 1871, les citoyens riviérois ont toujours mis en avant une aspiration à un développement lié à leur bourg. En 1965, le découpage communal de CILAOS avait relancé le débat, ces dernières années plusieurs études ont été commandés par les institutions afin d’affiner la stratégie de session du territoire saint-louisien.
En 1999, une étude menée par la Cabinet FIDECOREX avait conclu à la faisabilité de ce projet ; en 2006, une seconde étude rendue publique (Etude GARCIA Experts-consultants) affine les différentes hypothèses et conclut : qu’aucun obstacle ne subsiste pour le création de la 25 éme commune de l’Ile de LA REUNION. (VOIR PAGE)
Au niveau institutionnel, la commune de SAINT-LOUIS avait mise en place des commissions au sein desquelles : des personnes de la société civile, des administratifs, des élus (majorité municipale + opposition) n’ont émis aucune objection tant sur la fiabilité du projet et de son opportunité. Le seul point restant à définir à ce jour est la mise an place du rétro planning de la scission de commune :
• La majorité municipale sortante avait proposé un échéancier basé sur un début de processus (ETUDES) et mise en place d’une politique de rattrapage en termes d’équipements) et une consultation en 2009 avec un objectif de processus de découpage vers 2012/2013.
• La mise en place de l’Association « COMITE FAISONS DE LA RIVIERE UNE COMMUNE a permis de faire avancer encore le questionnement.
Suite à l’annonce du point n°4 du conseil municipal de ce soir, nous : élus et citoyens riviérois prenons acte de la décision du conseil et nous participerons activement à la campagne du référendum consultatif local. Nous demandons à la population d’être les plus nombreux aux différentes réunions d’explication que nous allons mettre en place et de venir s’exprimer le 29 mars prochain sur un sujet important qui concernent l’avenir de notre bourg.
Selon le code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) et suivant qui régissent expressément la création de commune : l’article L-112.2 stipule que : « Les modifications aux limites territoriales des communes sont décidés après enquête. Le représentant de l’Etat prescrit cette enquête lorsqu’il a été saisi d’une demande à cet effet soit par le conseil municipal de l’une des communes, soit par le tiers des électeurs inscrits de la commune ou de la portion de commune.
Une pétition mise en place par l’association sur la portion de commune concernée (portion de commune définie par l’Etude GARCIA) avait récolté 4200 signataires.
Pour cela, nous considérons que le sujet de la scission comme étant suffisamment structuré pour une mise en place à échéance de la démarche administrative de découpage.
POURQUOI UNE 25 éme COMMUNE ?
Une revendication identitaire
La première raison réside sur l’identité du citoyen, nous sommes actuellement sur le territoire de La commune de SAINT-LOUIS, mais notre appartenance est riviéroise. Nos racines sont rurales, fruit d’origine de propriétaires terriens et d’une juste évolution nécessaire liés aux flux migratoires.
Par exemple : l’existence de deux équipes de football et leurs rivalités accentuent cette revendication identitaire.
Une revendication de développement
Les riviérois revendiquent depuis de nombreuses années la possibilité d’assumer leur propre développement. Une approche financière et structurelle (Etude GARCIA – Mars 2006) nous montre la viabilité de la scission.
Certaine personne souligne le retard éventuel de développement de LA RIVIERE, je me permettrais de faire un rappel historique de la scission de la Commune de LA PETITE ILE, de CILAOS, …
Si l’objectif de toute représentation électorale est de rapprocher les élus des citoyens, il est donc indispensable de revoir la carte électorale de LA RIVIERE et de LA REUNION.
Une logique des niveaux d’institution
La commune de SAINT-LOUIS comptait en 1982 31785 habitants, en 2009 on peut considérer que SAINT-LOUIS avoisine le chiffre de 50000 habitants avec respectivement : SAINT-LOUIS = 26000 habitants et LA RIVIERE = 24000 habitants).
La GUADELOUPE avec ses 425 368 habitants compte 34 communes : soit une moyenne de 12510 habitants par commune. La MARTINIQUE avec ses 383941 habitants compte 34 communes, soit 11292 habitants par commune. La Guyane avec ses 157749 habitants compte 22 communes soit 7170 habitants par commune. Enfin, LA REUNION compte 713992 habitants pour 24 communes soit 29749 habitants par commune.
On sait que les cartes électorales des circonscriptions sénatoriales et législatives vont être modifiées, celle des communes et des cantons vont l'être également.
Comment peut encore admettre que notre structure de représentation soit aussi minimiser ?
Comment peut encore admettre que l’institution municipale soit politiquement plus forte que l’institution départementale ?
Comment peut on admettre que nous soyons encore sur une région mono départementale ?
Comment peut admettre que nous soyons l’exception à la règle européenne avec l’originalité d’une région répartie sur plusieurs océans ?
Une logique intercommunale
Le développement du GRAND SUD ne peut qu’être accompagné d‘une refonte de la représentation des structures qui le compose, afin d’affiner sa représentation citoyenne.
Le rapport GARCIA soulève à ce sujet que très peu d’obstacles sauf une refonte nécessaire des statuts de l’intercommunalité.
En fait, dans un développement intercommunal, on constate le développement de structures à échelle humaine où le rapport élus/citoyens se développe pour un meilleur suivi individualisé des demandes et au service de la population. On confère ainsi par transferts les compétences : aménagement du territoire, environnement, économie/tourisme, transport, énergie, etc …
Une refonte institutionnelle
En France, en 1998 il y a eu création des communes de :
• PREHY : 130 habitants, Département 89
• GIVRYCOURT : 87 habitants, Département 57
• RENNING : 143 habitants : Département 57
• TORCHEVILLE : 143 habitants : Département 57
En France, en 1999 il y a eu création des communes de :
• RONCHERES : 83 habitants, Département 89
En France, en 2000 il y a eu création des communes de :
• BOURDENAY : 123 habitants, Département 10
• TRANCOULT : 144 habitants, Département 10
• BERCENAY LE HAYER : 135 habitants : Département 10
• CAROLLES : 564 habitants : Département 50
En France, en 2001 il y a eu création des communes de :
• OUSSE : 1273 habitants, Département 64
• SENDETS : 737 habitants, Département 64
• RENNING : 143 ha
• DRAILLANT : 564 détachée de PERRIGUIER, 1380 habitants, HAUTE LOIRE
• ANTAGNAC : 187 habitants détaché de RUFFIAC 149 habitants : LOT ET GARONNE
En 2003, Arrêté du 23 décembre 2003 – NOR INTB0400175 A
Par arrêté du Préfet de La Meuse sont détachées de la Commune de RECICOURT les portions de territoire de BRAHANT en ARGONNE et de BROCOURTY en ARGONNE
Population : RECICOURT = 141 – BROCOURTY = 50 et BRAHANT = 109
En 2005 : d’autres scissions de communes sont en cours de préparation.
LA RIVIERE – nouvelle commune
Sans reprendre les appréciations précédentes on peut constater de plus :
• Un développement du centre ville de la RIVIERE se met en place progressivement avec une implantation commerciale de plus en plus dynamique et un développement des services à la personne (médecin, kiné, infirmière, coiffure, …).
• Des installations futures (Banques, commerces divers, …) voir le jour. Par voix de conséquence, les flux et l’évasion commerciale vers d’autres pôles existants (SAINT-LOUIS, SAINT-PIERRE) diminuent.
• L’équipement communale tend à se mettre en place : gymnase, parc exposition, école, réseaux de transports en commun vers les quartiers, … Une Mairie centrale existe avec une structuration des bureaux, des mairies annexes (Ouaki, Les Makes, …) fonctionnent déjà, d’autres sont à établir.
• Des quartiers structurés : LE OUAKI, LE GOL LES HAUTS, LE TAPAGE, deviennent de plus en plus résidentiels, la qualité d’y vivre pousse différentes classes sociales à s’y installer
• La structuration de l’offre touristique se met en place grâce à différents projets (Vallée de la pierre et du bois, Observatoire, Office du tourisme, lieux de pique nique, …)
• La structuration économique existe autour d’éléments forts liés à la tradition (La pierre, le bois, l’agrotourisme, la formation, …..)
• Le développement de l’agriculture et le caractère de village agricole des hauts ne peuvent que conforter l’identité riviéroise
• L’assiette fiscale (Etude GARCIA) semble suffisante, en plus le principe de la solidarité intercommunale doit se mettre en place.
• L’offre résidentielle se diversifie, des programmes de logements sociaux sont programmés
• L’axe routier doit sadapter à ce développement afin que le développement économique puisse se faire, nos sorties vers la partie base du notre territoire et le désenclavement des hauts doivent être confortés (Route Hubert de Lisle, Pont de l’Entre Deux, RN5 par La Rivière Saint-Étienne, route des écarts, chemins agricoles, liaisons inter quartiers, ….
• Notre territoire ne dispose d’aucune mesure de structuration (Hors Plan des Hauts, hors priorités communales et contrat de ville, … Les futures négociations Etat/Région/Municipalité (SAR, SCOT, PLU, Intercommunalité) doivent intégrées la nécessité d’un rééquilibrage de développement du territoire.
Tous ces éléments montrent la nécessité de conduire un développement autonome du bourg de 24000
voir 25000 habitants de la RIVIERE

salle de la cure - Pente Nicole

monument aux morts - Place des fêtes

le developpement touristique es possible sur l'axe de CILAOS grace au PETIT SERRE